La science n’est jamais neutre. Elle n’est pas un bloc de vérité posé au dessus du monde social : elle circule, elle s’interprète, elle se raconte. Et dès qu’elle se raconte, elle entre dans le champ politique.
Non pas parce que les chercheurs seraient partisans, mais parce que le savoir est un outil de pouvoir — de légitimation, d’influence, d’orientation des décisions collectives.
Dans chaque projet scientifique, il y a bien plus que des résultats : il y a des années de travail, des équipes engagées, des financements obtenus de haute lutte, des publications qui jalonnent un parcours, des partenaires qui rendent l’aventure possible. Pourtant, en ligne, cette richesse disparaît souvent derrière un site générique, incapable de raconter la réalité de la recherche.
Vulgariser n’est pas un exercice technique. Ce n’est pas une simple opération de “traduction” qui consisterait à prendre un texte savant pour le mettre à la portée d’un public supposé moins savant. Vulgariser, c’est toujours un acte qui engage une conception de la science, du public, de leurs relations, et même de la société. Retracer cette histoire, c’est comprendre pourquoi vulgariser aujourd’hui ne peut plus être simplement “mettre à la portée de tous”.
Vulgariser sa recherche scientifique sans la trahir — une exigence, pas un renoncement
La recherche scientifique vit une contradiction silencieuse. D’un côté, elle est sommée de se rendre visible, de convaincre financeurs, médias et société de son utilité. De l’autre, elle craint que la simplification ne soit qu’une forme de trahison. Vulgariser donnerait l’impression de perdre en rigueur, de livrer une version appauvrie d’un travail qui s’est construit dans la nuance et la prudence.
La communication responsable séduit depuis une dizaine d’années, de plus en plus d’acteurs.
Multinationales ou petites entreprises, organisations gouvernementales ou non gouvernementales, ministres ou influenceurs, fabricants de téléphones ou de voitures électriques, FIFA ou petit club de foot, et même les fournisseurs d'énergie fossile… Tous, œuvrent à rendre leur communication “responsable”.
Depuis le milieu de 18e siècle, les nombreuses découvertes scientifiques fondamentales n’ont cessé de produire des innovations techniques qui ont transformé en profondeur le monde autour de nous, façonné nos sociétés et modifié nos perceptions.
Que célèbre-t-on ?
Comment impliquer l’à-venir - le long-terme - dans nos souhaits les plus profonds ?
Quel monde voulons-nous pour demain et que célèbre-t-on pour 2021 ?
Tout d’abord, l’arrivée de notre nouveau site web www.radisnoir.com, une structure plus claire, une approche plus simple et des prestations réduites pour nous concentrer sur l’essentiel des besoins. Dans cette nouvelle version, j’exprime notre volonté de servir en priorité les projets à visée scientifique, environnementale, éducative et sociale...